Communiqués de presse

Réalité virtuelle : SKEMA pilote un consortium international qui pose les bases de la recherche de demain

08 juillet 2026
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Publié dans les Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), l'une des revues scientifiques les plus prestigieuses au monde, un travail pionnier réunissant 41 chercheurs issus de plus de 30 établissements internationaux établit les premiers protocoles mondiaux destinés à standardiser la recherche en réalité virtuelle dans les sciences comportementales. Une avancée qui pourrait transformer durablement la discipline.

Si la réalité virtuelle permet déjà de conduire des expériences immersives, hautement contrôlées et reproductibles, son développement scientifique était jusqu'à présent freiné par l'absence de standards communs entre les équipes de recherche. L'étude, intitulée « Creating Common Virtual Ground: Protocols to Democratize Open VR Research », répond à cette limite en proposant le premier cadre méthodologique international consacré à la recherche en réalité virtuelle dans les sciences comportementales.

SKEMA est représentée au sein de ce consortium international par deux de ses spécialistes de la réalité virtuelle :

Anand van Zelderen, enseignant-chercheur et initiateur de l'étude, et Albert Jolink, professeur et co-auteur. Les membres du consortium ont élaboré un ensemble complet de protocoles, accompagné d'une plateforme interactive permettant aux équipes de recherche du monde entier d'appliquer les plus hauts standards scientifiques. Leur démarche poursuit trois objectifs majeurs : assurer la compatibilité entre les différents systèmes de réalité virtuelle, harmoniser les protocoles expérimentaux et favoriser le partage des données, du code et des environnements virtuels afin de faciliter la reproduction des études scientifiques.

Au-delà de ces avancées méthodologiques, cette initiative répond à l'un des plus grands défis des sciences comportementales : la reproductibilité des résultats scientifiques. En permettant de reproduire des conditions expérimentales identiques dans différents laboratoires, la réalité virtuelle renforce considérablement la fiabilité de la recherche tout en démocratisant l'accès à ces technologies grâce aux principes de la science ouverte. 

L'étude s'appuie sur la plateforme Openverse, fondée par Anand van Zelderen, qui réunit des chercheurs issus de grandes institutions académiques en Europe et au-delà, notamment Dublin City University et l'University of California, Merced.

Ces nouveaux protocoles ouvrent également des perspectives majeures pour l'intelligence artificielle. En produisant des jeux de données harmonisés et comparables à l'échelle internationale, ils permettront aux modèles d'IA d'analyser des milliers d'expériences, de détecter des tendances jusque-là invisibles, d'identifier plus rapidement les biais expérimentaux et de générer de nouvelles hypothèses scientifiques. Cette convergence entre réalité virtuelle et intelligence artificielle pourrait accélérer les découvertes dans des domaines aussi variés que le management, l'éducation, la santé mentale, les politiques publiques ou encore les interactions entre l'humain et l'intelligence artificielle.

Cette publication constitue également une étape majeure pour SKEMA qui, forte de l'expertise de ses enseignants-chercheurs et de ses équipes de recherche, entend fédérer une communauté scientifique internationale autour de ces nouveaux standards. Plusieurs nouvelles collaborations sont d'ores et déjà engagées et une conférence scientifique internationale consacrée à ces protocoles ainsi qu'aux dernières avancées de la discipline se tiendra en 2027 sur le campus Grand Paris de SKEMA.

« La réalité virtuelle n'est pas seulement un puissant outil expérimental. Grâce à ces protocoles, nous posons également les fondations de la recherche de demain, soutenue par l'intelligence artificielle. C'est cette convergence entre réalité virtuelle, science ouverte et intelligence artificielle qui a le potentiel de transformer durablement les sciences comportementales pour les décennies à venir », concluent Anand van Zelderen et Albert Jolink.