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Classement des écoles de commerce en entrepreneuriat : les référentiels qui font autorité
L’entrepreneuriat occupe désormais une place centrale dans les top écoles de commerce et dans les business schools. Incubateurs, mentorat, projets étudiants, start-ups créées après le diplôme : les candidats cherchent des repères pour comprendre quelles écoles accompagnent réellement la création des entreprises.
Mais une question revient souvent : existe-t-il un classement unique des écoles de commerce en entrepreneuriat ? En réalité, il n’existe pas un seul référentiel, mais plusieurs approches complémentaires. Certains classements mesurent la création d’entreprise chez les diplômés, d’autres s’intéressent aux incubateurs, à l’entrepreneuriat à impact ou aux ressources proposées aux étudiants.
Ce panorama présente les classements qui font référence en France et à l’international.
Les business schools proposent des programmes de management qui intègrent la création d’entreprise, l’innovation et l’accompagnement de projets étudiants. Ainsi, dans une business school, l’incubateur, le mentorat et le réseau d’entreprises partenaires jouent un rôle structurant. En France, plusieurs établissements développent des parcours en management pour former des profils capables d’entreprendre, au-delà d’un seul palmarès.
Pourquoi l’entrepreneuriat est difficile à classer
Classer l’entrepreneuriat ne revient pas à classer une réputation académique. La dynamique entrepreneuriale se construit dans la durée, souvent après la diplomation de l’étudiant, et dépend de facteurs multiples :
- la capacité d’une école de commerce à faire émerger des projets concrets
- l’existence d’un incubateur structuré au sein de la business school
- l’accès à des mentors, à des réseaux professionnels et à des investisseurs
- la place donnée à l’entrepreneuriat dans les programmes
- l’environnement international de l’école et son écosystème d’innovation
C’est pourquoi chaque palmarès repose sur des critères spécifiques, liés à la qualité des dispositifs proposés par les écoles et business schools.
Le Parisien Étudiant : un indicateur centré sur les créateurs d’entreprise
Parmi les classements français qui intègrent un indicateur entrepreneuriat, celui du Parisien Étudiant propose une approche fondée sur des résultats observables. L’objectif est de mesurer la capacité d’une école à former des profils capables de lancer et de développer des projets entrepreneuriaux.
Cet indicateur prend notamment en compte :
- le nombre d’entreprises incubées ou créées par les diplômés au cours des trois dernières années
- la part de diplômés issus d’une filière ou d’un parcours entrepreneurial
Dans son édition 2023, Le Parisien Étudiant plaçait SKEMA au 5e rang de son palmarès des écoles de commerce post-prépa, et au 2e rang sur le critère du nombre de créateurs d’entreprise parmi ses diplômés sur trois ans. Ce rang thématique permet de mieux comprendre la performance des écoles sur la création d’entreprise. Ce type de classement relie l’enseignement à des trajectoires concrètes après la business school.
Exemple alumni : de l’idée à la scale-up
Dans un portrait publié par Le Parisien, Grégoire Ambroselli, cofondateur de Choco et diplômé du Programme Grande École de SKEMA, expliquait comment l’école avait contribué à structurer son projet : « L’école aide à encadrer vos idées, vous fournit un premier réseau, élément précieux. Elle vous place surtout dans un état d’esprit en vous entourant de gens qui sont dans la même optique entrepreneuriale. » Ce type de parcours illustre l’importance du réseau, de l’accompagnement et de l’écosystème entrepreneurial au sein des écoles de commerce et des business schools.
Les Echos/ChangeNOW : l’entrepreneuriat à impact comme nouveau repère
L’entrepreneuriat ne se limite plus à la création de start-ups technologiques. Une part croissante des projets étudiants s’inscrit dans la transition écologique et sociale. Les Echos/ChangeNOW s’intéresse à un critère spécifique : l’existence d’un incubateur dédié aux projets à impact positif.
Cette approche permet de mesurer :
- la présence d’une structure d’accompagnement orientée développement durable
- la capacité à soutenir des initiatives responsables
- la contribution des business schools et universités aux enjeux environnementaux et sociétaux
Les Echos/ChangeNOW met ainsi en valeur les établissements qui structurent un entrepreneuriat aligné avec les grandes transitions contemporaines, dans une logique de qualité et d’impact.
Poets & Quants : un standard international pour les MBA en entrepreneuriat
À l’international, Poets & Quants publie un classement reconnu des MBA spécialisés en entrepreneuriat. Son intérêt tient à la précision des critères retenus, centrés sur ce qui compte pour un étudiant entrepreneur : passer de l’idée au projet, puis du projet à la croissance.
Parmi les indicateurs évalués :
- la part d’étudiants ayant lancé une entreprise pendant le MBA ou juste après la diplomation
- le poids des cours optionnels dédiés à la création de start-up
- l’engagement des étudiants dans des clubs entrepreneuriaux
- les ressources disponibles : mentorat, financement, accompagnement
- la proportion de diplômés rejoignant des start-ups dans les mois suivant la sortie
Même lorsque les écoles françaises y sont peu présentes, cette méthodologie constitue un référentiel utile pour comprendre les standards internationaux des business schools et des écoles de management.
Même lorsque les écoles françaises y sont peu présentes, cette méthodologie constitue un référentiel utile pour comprendre les standards internationaux des business schools et des écoles de management.
Financial Times : les hubs start-up plutôt que les écoles
Dans un autre registre, le Financial Times adopte une approche différente avec son classement Europe’s Leading Start-up Hubs. Ici, il ne s’agit pas d’établir un palmarès d’écoles de commerce, mais bien d’un classement des incubateurs et accélérateurs les plus performants en Europe.
Ses objectifs sont multiples :
- repérer les structures les plus efficaces
- renforcer la transparence de l’écosystème entrepreneurial
- orienter les entrepreneurs vers des programmes reconnus
- mettre en lumière les acteurs clés de l’innovation européenne
Ce référentiel rappelle que la création d’entreprise dépend aussi d’un environnement : réseaux, partenaires, territoire, accès au financement, liens avec l’entreprise.
Classement entrepreneuriat : post-bac ou post-prépa, des réalités différentes
Certains classements distinguent les écoles accessibles après le bac et celles recrutant après une classe préparatoire. Les écoles de commerce post-bac mettent souvent l’accent sur l’initiation précoce à l’entrepreneuriat, tandis que les écoles post-prépa s’appuient sur des dispositifs plus spécialisés en cycle master. Pour les candidats après le bac, certaines écoles sont accessibles via Parcoursup ou via des concours dédiés. Plusieurs business schools recrutent aussi à travers le concours Sésame, souvent cité dans les recherches sur les écoles post-bac.
À l’inverse, les préparationnaires issus de classes prépa rejoignent les écoles post-prépa via d’autres concours. Ces étudiants accèdent ensuite à des masters spécialisés, avec des dispositifs renforcés, des professeurs impliqués dans l’innovation pédagogique et une formation tournée vers la création d’entreprise.
Dans ces classements, le rang obtenu par une école peut varier selon les critères retenus. Certaines écoles figurent dans le top des palmarès pour l’accompagnement entrepreneurial, tandis que d’autres se distinguent par la qualité de leurs programmes de management.
Comment choisir une école de commerce pour entreprendre
Plutôt que de rechercher un classement unique, il est préférable de lire ces palmarès comme des grilles de lecture complémentaires.
Avant de choisir parmi des formations en entrepreneuriat, plusieurs questions peuvent guider la réflexion :
- Les diplômés créent-ils réellement des entreprises ?
- Existe-t-il un incubateur structuré et accessible aux étudiants ?
- L’école accompagne-t-elle aussi des projets à impact ?
- Quelles ressources sont proposées : mentorat, réseau alumni, financement, professeurs ?
- La business school dispose-t-elle de masters spécialisés en entrepreneuriat ?
- L’écosystème est-il international, connecté aux hubs d’innovation ?
Un projet entrepreneurial se construit rarement seul : il dépend d’un cadre, d’un réseau et d’un accompagnement dans la durée.
Des repères plutôt qu’un verdict
Les classements dédiés à l’entrepreneuriat se multiplient, signe d’une transformation profonde des attentes étudiantes. Ils ne doivent pas être lus comme des verdicts définitifs, mais comme des repères pour comprendre ce que chaque école met réellement à disposition : incubateurs, dispositifs concrets, trajectoires alumni, capacité à transformer une idée en entreprise. La qualité d’une business school se mesure aussi par ses accréditations internationales, qui constituent un repère d’excellence pour les candidats. Certaines écoles disposent par exemple de l’accréditation AACSB, reconnue dans le monde du management. Par ailleurs, de plus en plus d’écoles développent des formats professionnalisants, avec des parcours en alternance ou en apprentissage, afin de renforcer les liens avec l’entreprise et de soutenir le développement des futurs entrepreneurs.
Dans un monde économique instable, la création d’entreprise est devenue une compétence majeure. Les business schools capables de structurer cet élan jouent un rôle croissant dans les parcours des nouvelles générations, quel que soit leur rang dans un classement général.
Dans le cadre d’un classement d’école de commerce en entrepreneuriat, chaque business school propose un programme spécifique. Les écoles de commerce et de management accessibles après le bac ou via concours (Sésame) figurent dans plusieurs palmarès.
FAQ – Classement école de commerce entrepreneuriat
Quel est le meilleur classement d’école de commerce pour entreprendre ?
Il n’existe pas un classement unique. Plusieurs classements font référence selon les critères : création d’entreprise chez les diplômés, incubateurs, entrepreneuriat à impact ou ressources proposées aux étudiants.
Comment choisir une école de commerce ou une business school pour entreprendre ?
Il est conseillé de regarder les résultats concrets des alumni, l’existence d’un incubateur, l’accès au mentorat, les financements disponibles, la qualité des programmes de management et l’intégration dans un écosystème entrepreneurial.
Les écoles de commerce entrepreneuriat sont-elles sur Parcoursup ?
Certaines écoles post-bac sont accessibles via Parcoursup, tandis que d’autres recrutent via des concours comme le concours Sésame. Ces voies d’accès influencent les parcours et la formation proposée.
Quel concours pour intégrer une école de commerce post-bac ?
Le concours Sésame est l’un des concours les plus connus pour intégrer une école de commerce après le bac.
Les classements des écoles de commerce post-bac sont-ils comparables aux classements post-prépa ?
Les écoles accessibles après le bac et les écoles post-prépa ne proposent pas toujours les mêmes dispositifs. Certains classements distinguent ces parcours.
Quel rang regarder dans un classement ?
Le rang global d’une école ne suffit pas toujours. Il est utile de regarder le rang obtenu sur les indicateurs liés à la création d’entreprise, à la qualité des incubateurs et aux ressources proposées.
Pourquoi les incubateurs comptent-ils dans les classements ?
Un incubateur offre un accompagnement structuré, du coaching, un réseau et des ressources qui facilitent la création d’entreprise.