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À Lille, l’intelligence artificielle s’est retrouvée sur le banc des accusés lors de la première Nuit du droit
Pensée comme une immersion dans les réalités de la pratique juridique, la soirée a réuni étudiants, enseignants et professionnels du droit autour d’un format original mêlant entraînement au Grand Oral du CRFPA et procès fictif consacré à l’intelligence artificielle. Tout un programme !
« Cette première Nuit du droit a dépassé nos attentes. Les étudiants se sont pleinement investis dans les différentes séquences de la soirée et les intervenants ont joué le jeu avec enthousiasme. Nous voulions proposer un événement à la fois exigeant sur le plan académique et accessible dans sa forme. Le pari est réussi : les échanges ont été riches, les débats passionnants et le sujet de l’intelligence artificielle a suscité une véritable réflexion collective », souligne Isabelle Bufflier.
Une expérience grandeur nature
La soirée a débuté par une simulation du Grand Oral du CRFPA organisée avec l’association Pourparlers. Les étudiants ont ainsi pu se confronter à l’un des exercices les plus redoutés des futurs avocats, sous le regard de professionnels du droit.
Pour Manon Duffy, étudiante en deuxième année du double diplôme, l’exercice s’est révélé particulièrement formateur : « Cette simulation m’a beaucoup servi car elle m’a permis d’avoir l’avis de professionnels sur ma façon d’aborder un oral de droit, tant sur la forme que sur le fond. J’ai pu progresser sur ma présentation, ma structure, mon argumentation ainsi que sur ma prise de parole et ma capacité à rebondir face au jury. »
Au-delà de l’entraînement technique, l’expérience a également permis aux participants de gagner en confiance dans un contexte proche de celui des concours et examens professionnels.
L’intelligence artificielle face à la justice
Temps fort de la soirée, le procès fictif de l’IA a placé l’intelligence artificielle générative sur le banc des accusés. Face à elle : des étudiants investis dans les rôles d’avocats, d’assesseurs ou encore de représentants des différentes parties prenantes. À leurs côtés, un magistrat professionnel, Geoffroy Hilger, ainsi que deux avocats spécialisés sont venus enrichir les débats de leur expertise : Maître Elgarni, spécialisée en IT et Data au sein du cabinet Joffre & Associés, et Maître Renaud, spécialisé en propriété intellectuelle et intelligence artificielle au sein du cabinet Squair.
Le sujet de l’IA était particulièrement bien choisi car il touche à notre quotidien et permettait à chacun de se projeter dans les problématiques évoquées.
À travers des cas inspirés de situations bien réelles, les participants ont exploré les nombreuses questions juridiques soulevées par le développement rapide de l’IA : responsabilité, propriété intellectuelle, création de contenu ou encore protection des données.
« Le procès de l’IA était à la fois très intéressant et divertissant », témoigne Manon Duffy. « Les experts présents nous ont partagé leur analyse juridique sur un sujet qui prend une place croissante dans nos vies. Derrière la mise en scène, ce sont de véritables questions de société qui ont été abordées. »
Même constat pour Charles de Mascureau, étudiant du master, qui souligne la pertinence du thème retenu : « Le sujet de l’IA était particulièrement bien choisi car il touche à notre quotidien et permettait à chacun de se projeter dans les problématiques évoquées. L’apport des avocats a été précieux et la participation active de plusieurs étudiants a rendu l’exercice particulièrement attractif. »
Une soirée qui a marqué les esprits
Au-delà des apprentissages techniques et académiques, les participants retiennent avant tout une expérience collective originale, où rigueur juridique et pédagogie se sont conjuguées avec humour et esprit de débat. Isabelle Bufflier évoque d’ailleurs une soirée « mémorable, intéressante et pleine d’humour », saluée aussi bien par les étudiants que par les intervenants. Pour Juliane Loustalneau, cette immersion a offert « un nouveau regard sur l’IA et les enjeux juridiques que son importance soulève ».
Une première édition réussie, donc, et qui illustre la vocation du Master Droit de l’entreprise de SKEMA : confronter les étudiants aux enjeux contemporains du droit tout en les préparant concrètement à l’exercice de leur future profession.
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