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Baromètre talents SKEMA x EY : l’IA déjà ancrée dans les usages de la nouvelle génération

L'école

Publié le 13 avril 2026

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L’intelligence artificielle fait déjà partie du quotidien des étudiants et jeunes diplômés. C’est l’un des constats du dernier Baromètre Talents 2026 construit pour SKEMA et le cabinet EY, par Ipsos-BVA. Ce dernier montre une génération déjà familière des outils d’IA générative et attentive à leurs effets sur le travail.

Réalisé auprès de 1 609 étudiants et jeunes diplômés, le Baromètre Talents 2026 confirme une attente forte : non pas moins d’IA, mais davantage de cadre, de formation et de vision. Les chiffres sont nets : 96 % des jeunes interrogés ont déjà utilisé des outils d’IA générative, et 61 % y ont recours au moins une fois par jour. L’usage dépasse désormais le cadre expérimental : 70 % s’en servent pour gagner du temps sur des tâches pratiques, 56 % pour apprendre, et 41 % pour aider à la prise de décision.

Une attente forte vis-à-vis des entreprises

Cette adoption s’accompagne d’une demande claire adressée au monde professionnel. 79 % des répondants souhaitent être formés aux outils d’IA, 40 % attendent un cadre éthique, tandis que 48 % insistent pour que l’IA reste un outil de soutien et non de contrôle.

Pour Amine Ezzerouali, directeur académique du MSc in International Human Resources & Performance Management à SKEMA, l’enjeu est désormais d’apprendre à intégrer ces usages dans une logique responsable : « À SKEMA Business School, nous ne formons pas seulement des étudiants à utiliser l’intelligence artificielle : nous formons des talents capables d’en comprendre les enjeux, d’en maîtriser les usages et d’en faire un levier de transformation responsable des organisations. »

Le baromètre montre aussi que les jeunes restent lucides : 74 % considèrent que l’IA peut représenter une menace pour les postes d’entrée dans l’entreprise.

L’esprit critique reste central

Face à ces transformations, 60 % placent l’esprit critique comme compétence clé pour réussir professionnellement, devant l’intelligence émotionnelle et la créativité. Autre enseignement : 74 % des jeunes placent désormais la rémunération en tête de leurs priorités professionnelles, signe d’un rapport au travail plus pragmatique dans un contexte perçu comme incertain.