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Entrepreneuriat : avec City Padel, Romain Gabrielli (SKEMA 2023) veut imposer un modèle alternatif dans l’univers impitoyable du padel

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Programme Grande Ecole

Publié le 28 mai 2026

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romain gabrielli

Diplômé du Programme Grande École de SKEMA, Romain Gabrielli (SKEMA 2023) se consacre désormais à plein temps au développement de City Padel, un groupe lancé avec trois associés après une première expérience chez LVMH. En deux ans, l’entreprise a ouvert quatre centres, signé un partenariat avec Pierre & Vacances et réunit aujourd’hui sept salariés.

Dans un marché du padel en pleine expansion, qui n’en finit pas d’essaimer partout en France, City Padel cherche à se différencier avec un concept de clubs semi-automatisés à taille humaine, pensés pour concilier flexibilité, expérience communautaire et maîtrise des coûts. Cette stratégie payante, s’accompagne d’une implantation choisie, dans des territoires ou l’offre en terrains de padel est faible.

Des clubs semi-automatisés ouverts jusqu’à 24h/24

"Quand on s’est parlé il y a deux ans, City Padel n’existait même pas encore, c’était un side-business pour moi, je menais ce projet de front, en parallèle de ma carrière professionnelle", raconte Romain Gabrielli ex-Area Manager Est Europe chez LVMH Perfumes & Cosmetics. 

À l’époque, le premier centre, "Paris Padel" (situé dans le 20e arrondissement de Paris), était encore géré comme un projet parallèle en complément des activités professionnelles du diplômé. 

Depuis, le groupe a fait des petits et a accéléré son développement avec plusieurs ouvertures en Île-de-France et dans la région lyonnaise. Mais pour l’alumnus du PGE, la différence ne se joue pas uniquement sur le nombre de centres. "Nous essayons de faire les choses différemment des grands acteurs du marché", explique-t-il. "L’idée est de conserver une vraie présence humaine sur les heures d’affluence pour faire vivre les clubs, créer du lien autour du bar et des événements, tout en utilisant l’automatisation pour permettre une ouverture beaucoup plus large."

Attirer les padelistes de la nuit tombée…

Certains centres sont ainsi accessibles 24h/24 grâce à des systèmes automatisés de réservation et de location de matériel, moyennant une petite empreinte sur la carte bancaire. "On a des joueurs qui viennent à deux ou trois heures du matin : des infirmiers, des pompiers, des médecins ou simplement des passionnés qui veulent jouer quand les autres centres sont fermés", précise-t-il. 

Miser sur l’expérience communautaire avant tout

Contrairement à des modèles entièrement automatisés, City Padel mise aussi sur la dimension sociale du sport. "Les gens viennent jouer au padel pour faire du sport, mais aussi pour créer du lien", explique Romain Gabrielli. « C’est pour ça que les espaces de vie, les bars, les tournois et les événements restent centraux dans notre modèle."  L’automatisation permet ainsi de maintenir une large amplitude horaire tout en limitant les charges fixes. "Sans automatisation, garder du personnel toute la nuit ne serait pas viable économiquement", résume-t-il. 

Un marché en pleine croissance… mais de plus en plus exigeant

Pour le diplômé de SKEMA, le marché du padel reste dans une dynamique de forte croissance, portée par l’explosion du nombre de pratiquants et de licenciés en France. La Fédération française de tennis comptait plus de 150 000 compétiteurs de padel en 2025, contre environ 40 000 seulement quelques années plus tôt. Mais cette croissance attire aussi de nombreux nouveaux acteurs et renforce la concurrence sur le marché.

"Il y a encore deux ans, presque n’importe quel centre trouvait son public. Aujourd’hui, il faut penser les implantations intelligemment, maîtriser ses charges et construire un modèle solide", analyse-t-il. Pour Romain Gabrielli, le secteur entre ainsi dans une phase de rationalisation où la qualité opérationnelle et la solidité du modèle économique deviennent déterminantes.

Et enfin, à l’inverse de certains grands réseaux du secteur, City Padel poursuit sa croissance sans fonds d’investissement. L’objectif affiché : atteindre entre 10 et 13 centres d’ici 2028.