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Vie associative : faire grandir un projet et grandir avec lui, le parcours de Yasser Refak (PGE)

Campus Lille
Vie étudiante
Programme Grande Ecole

Publié le 09 juin 2026

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Étudiant en dernière année du Programme Grande École, parcours Expertise comptable et audit (ECA), Yasser Refak s’est investi pendant trois ans au sein de SONORD, l’association musicale du campus de Lille. Une aventure qui lui a permis de développer des projets ambitieux, de gagner en confiance et de découvrir des capacités qu’il ne soupçonnait pas.

Lorsqu’il rejoint SONORD en 2023, après sa classe préparatoire, Yasser, étudiant en dernière année du PGE cherche avant tout à vivre sa passion pour le rap dans un cadre associatif. Il découvre alors une association où la musique est autant un prétexte à la création qu’à la rencontre et au partage. Très vite, peu de temps après la rentrée, il s’investit au sein du « pôle collectif », consacré au rap et au beatmaking, et participe à l’organisation du « Grunt », un format devenu emblématique de l’association.  

Organisé dans des appartements lillois, le Grunt rassemble des étudiants venus performer ou simplement découvrir un univers qu’ils connaissent parfois peu. « C’est vraiment un moment de partage, de cohésion entre passionnés de rap », explique Yasser. « On est là pour passer un bon moment, il n’y a pas de star. »  

 

Il faut imposer l’identité de l’événement.

 

L’événement se distingue par son atmosphère bienveillante. Certains participants montent sur scène pour la première fois, encouragés par un public qu’il décrit comme « ultra réceptif ». Pour Yasser, cette ambiance est l’une des clés du succès du projet. « On est là pour se faire plaisir et passer un bon moment tous ensemble autour du rap. » 

Sortir de sa zone de confort

Mais ce qu’il retient avant tout de SONORD dépasse largement le cadre musical. À son arrivée à SKEMA, Yasser ne s’imagine pas prendre la parole devant des dizaines de personnes ou animer des événements. Pourtant, au fil des années, il se retrouve à coordonner des projets, à présenter des soirées et à accompagner les nouveaux membres de l’association. « Je me suis découvert », confie-t-il. Il ajoute : « avant, je ne faisais pas ça. »  

Cette évolution ne s’est pas faite du jour au lendemain. Il se souvient de ses premières prises de parole devant plusieurs dizaines de participants, de la pression ressentie lorsqu’il fallait capter l’attention d’un public nombreux et donner le ton de la soirée. « Il faut imposer l’identité de l’événement. Une fois que les gens la comprennent, tout se déroule naturellement », explique-t-il.  

Pour lui, cette expérience a constitué une véritable école de confiance en soi. « Ça m’a vraiment beaucoup aidé », affirme-t-il. Il estime, d’ailleurs, que les responsabilités associatives lui ont permis de développer des compétences utiles bien au-delà du campus.  

Voir un projet grandir

L’une des particularités du parcours de Yasser tient à sa durée. Resté trois ans sur le campus de Lille, il a pu suivre l’évolution de SONORD sur plusieurs mandats successifs, une situation relativement rare dans la vie associative étudiante.  

Lorsqu’il arrive, le Grunt existe déjà, mais reste un événement relativement confidentiel. Avec les différentes équipes de l’association, il participe à son développement. Le bouche-à-oreille fonctionne, les événements affichent complet en quelques secondes et les jauges augmentent. « On voulait vraiment que ça explose », se souvient-il.  

L’association s’ouvre également à des étudiants d’autres établissements de la métropole lilloise. Au fil des éditions, des participants d’autres écoles rejoignent l’aventure, contribuant à enrichir la diversité des profils présents lors des événements.  

Cette dynamique se retrouve aussi dans le festival « Nuisances SONORD », autre projet phare de l'association musicale de SKEMA, sur le campus de Lille. Ainsi, d’année en année, l’événement gagne en ampleur jusqu’à accueillir des artistes reconnus et attirer des participants venus d’autres écoles de commerce. Pour Yasser, cette progression illustre le potentiel des projets étudiants lorsqu’ils s’inscrivent dans la durée.  

L’importance de transmettre

Au-delà des événements, Yasser retient surtout l’impact humain de cette expérience. Il raconte avoir vu de nombreux étudiants prendre confiance en eux, se lancer dans l’écriture ou monter sur scène pour la première fois. « La marge de progression est incroyable », explique-t-il en évoquant certains membres qui ont révélé un véritable talent au fil des mois.  

Cette évolution l’a convaincu de l’importance de la transmission au sein des associations. Au fil des années, il est passé du statut de nouveau membre admiratif à celui de référent pour les générations suivantes. « Quand on arrive, on voit les anciens comme des modèles. Puis un jour, c’est à notre tour de transmettre ».  

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