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Faut-il un visa pour la France selon votre nationalité et la durée du séjour ?

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Vie étudiante

Publié le 16 juin 2026

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La réponse dépend de quatre éléments : votre nationalité, votre pays de résidence, la durée du séjour et son motif. Si vous êtes ressortissant de l'Union européenne, de l'Espace économique européen ou de Suisse, aucun visa n'est requis, quelle que soit la durée. Si vous venez d'un pays tiers dispensé, vous pouvez séjourner jusqu'à 90 jours sans visa pour un court séjour touristique. Si votre pays est soumis à visa, un visa est obligatoire dès l'entrée. Et dans tous les cas, dès que le séjour dépasse 90 jours — pour étudier, travailler ou rejoindre un proche — un visa de long séjour devient obligatoire pour tout ressortissant d'un pays tiers, y compris ceux normalement dispensés. Un visa délivré ne garantit d'ailleurs pas l'entrée : le contrôle à la frontière reste souverain. Le tableau décisionnel ci-dessous tranche votre cas, avant un focus sur le visa étudiant, celui qui concerne les internationaux venant suivre un cursus en France.

À retenir. Pas de visa pour les ressortissants UE / EEE / Suisse. Pour les pays tiers : pas de visa court séjour si votre pays est dispensé (≤ 90 jours sur 180), visa court séjour sinon, et visa de long séjour obligatoire dès que le séjour dépasse 90 jours, quel que soit le pays. Vérifiez votre cas exact sur france-visas.gouv.fr.

Dernière mise à jour : mai 2026. Les listes de nationalités, les frais et le calendrier EES/ETIAS évoluent : recoupez chaque information avec les sources officielles avant toute démarche.

Dans quels cas faut-il un visa pour la France ?

Trois situations dispensent de visa, une seule l'impose systématiquement. Voici la règle, du cas le plus simple au plus contraignant.

Un visa délivré ne remplace pas les contrôles à l'entrée

Le visa autorise à se présenter à la frontière, pas à la franchir automatiquement. La police aux frontières peut demander des justificatifs d'hébergement, de ressources ou d'assurance, et refuser l'entrée si les conditions ne sont pas réunies, même avec un visa valide.

Comment savoir si votre nationalité vous dispense de visa ?

La dispense dépend du pays qui a délivré votre passeport, pas de votre pays de résidence. Trois grandes catégories existent.

L'espace Schengen désigne la zone de libre circulation regroupant la majorité des États de l'Union européenne et quelques pays associés (Suisse, Norvège, Islande, Liechtenstein). Un visa Schengen délivré par la France permet de circuler dans toute la zone, mais ne couvre pas les territoires français d'outre-mer.

Tableau décisionnel : ai-je besoin d'un visa ?

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La logique se lit ainsi : nationalité, puis durée, puis motif, puis destination. Un ressortissant américain ne dépose pas de visa pour deux semaines de tourisme, mais en dépose un dès qu'il vient étudier un semestre.

EES et ETIAS : ce qui change aux frontières en 2025-2026

Deux dispositifs européens modifient l'entrée dans l'espace Schengen. Ils ne remplacent pas le visa, ils s'y ajoutent ou s'appliquent aux dispensés.

EES : l'enregistrement biométrique des entrées et sorties

Le système d'entrée/sortie (EES) enregistre les voyageurs de pays tiers à chaque passage de frontière extérieure : identité, image faciale, empreintes digitales, dates et lieux d'entrée et de sortie. Il remplace le tampon manuel sur le passeport. Son déploiement a débuté le 12 octobre 2025, pour une généralisation prévue le 10 avril 2026.

ETIAS : l'autorisation de voyage pour les nationalités dispensées de visa

L'ETIAS (Système européen d'information et d'autorisation concernant les voyages) n'est pas un visa. C'est une autorisation électronique destinée aux ressortissants des pays dispensés de visa court séjour. Elle se demande en ligne avant le départ.

L'ETIAS doit entrer en service au dernier trimestre 2026. Il coûte 20 € (gratuit pour les moins de 18 ans et les plus de 70 ans), reste valable trois ans ou jusqu'à expiration du passeport, et s'accompagne d'une période transitoire. Un voyageur américain ou japonais, aujourd'hui dispensé de visa, devra donc obtenir cette autorisation. Le calendrier européen ayant déjà glissé plusieurs fois, vérifiez la date effective avant de voyager.

Le visa Schengen de court séjour et la règle des 90 jours

Le visa de court séjour autorise un séjour de 90 jours maximum sur toute période de 180 jours. C'est la formule pour le tourisme, les visites familiales et les déplacements professionnels courts.

Le visa Schengen de court séjour (type C) autorise un ou plusieurs séjours dans l'espace Schengen, sans jamais dépasser 90 jours cumulés sur 180 jours glissants. Il ne permet ni d'étudier au-delà de trois mois, ni de s'installer.

Combien de jours peut-on rester ?

La règle des 90 jours sur 180 fonctionne sur un calendrier glissant. À chaque jour, on compte les jours de présence dans l'espace Schengen au cours des 180 jours précédents : le total ne doit jamais dépasser 90. Un séjour de 60 jours en début de période laisse 30 jours pour le reste du semestre glissant. Dépasser cette limite fait basculer le voyageur dans la catégorie des « overstayers », exposés à des amendes, à un éloignement et à une interdiction de retour.

Validité du visa et durée de séjour autorisée

Deux notions distinctes prêtent à confusion. La validité du visa correspond à la période pendant laquelle il peut être utilisé (les dates « du… au… »). La durée de séjour autorisée est le nombre de jours réellement permis à l'intérieur de cette fenêtre. Un visa valable six mois peut n'autoriser que 30 jours de présence effective.

Frais et pièces du visa de court séjour

Le visa Schengen coûte 90 € pour les adultes et les plus de 12 ans (barème en vigueur depuis le 11 juin 2024), 45 € pour les 6-12 ans, 35 € au titre de certains accords de facilitation, et il est gratuit pour les moins de 6 ans, les conjoints de Français et les membres de famille de citoyens UE.

Les pièces exigées : un passeport émis depuis moins de 10 ans, valable au moins 3 mois après la date prévue de départ et comportant 2 pages vierges ; un justificatif d'hébergement (réservation hôtelière ou attestation d'accueil visée en mairie) ; des ressources suffisantes ; et une assurance médicale de voyage couvrant au moins 30 000 € (urgence, hospitalisation, rapatriement, sur tout l'espace Schengen).

Quand faut-il un visa de long séjour pour la France ?

Tout séjour de plus de 90 jours d'un ressortissant de pays tiers exige un visa de long séjour (type D), même pour les nationalités dispensées de visa court séjour. C'est la règle qui s'applique aux étudiants, aux salariés, aux familles et aux visiteurs de longue durée.

Le visa de long séjour (type D) autorise un séjour de 3 mois à 1 an. Selon le motif, il vaut titre de séjour la première année (VLS-TS) ou ouvre droit à une demande de carte de séjour à l'arrivée.

VLS-TS ou visa « carte de séjour à solliciter »

Deux régimes coexistent. Le VLS-TS, visa de long séjour valant titre de séjour, dispense de carte de séjour la première année, mais impose une validation en ligne sur l'ANEF dans les 3 mois suivant l'entrée. Le visa « carte de séjour à solliciter » impose, lui, un passage en préfecture dans les 2 mois pour déposer une première demande de carte.

Les quatre motifs de long séjour

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Faut-il un visa étudiant pour venir étudier en France ?

Oui pour les ressortissants de pays tiers inscrits dans un cursus de plus de trois mois, non pour les ressortissants UE / EEE / Suisse. La règle ne distingue pas l'établissement public du privé : une école comme SKEMA Business School, qui accueille ses étudiants internationaux sur ses campus de Paris, Lille et Sophia Antipolis, relève du même régime que l'université. La dimension internationale au cœur de l'école repose d'ailleurs sur cette mobilité entrante.

Qui en a besoin ?

Les ressortissants UE / EEE / Suisse sont dispensés et s'inscrivent sans visa. Tout étudiant d'un pays tiers suivant un cursus de plus de trois mois doit obtenir un visa étudiant de long séjour, qu'il rejoigne une université publique ou un établissement privé.

La procédure « Études en France » et Campus France

Les étudiants résidant dans l'un des pays connectés à la procédure « Études en France » (EEF) passent obligatoirement par la plateforme Campus France avant de déposer leur visa. Cette procédure dématérialisée concerne environ 67 pays. La liste exacte figure sur campusfrance.org.

Conditions du VLS-TS étudiant

Le candidat doit présenter une attestation d’inscription de l’établissement, être majeur en principe — un régime spécifique existe pour les mineurs scolarisés — et justifier de ressources d'au moins 615 € par mois, soit environ 6 150€ par an. La preuve prend la forme de relevés de moins de trois mois, ou d'un garant solvable. C'est le même seuil que le budget mensuel à justifier pour un étudiant étranger en France, à ne pas confondre avec un budget de vie réellement viable, surtout à Paris.

Frais, documents et délais

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Les documents attendus : le formulaire Cerfa et le récépissé France-Visas, une photo aux normes OACI, un passeport valable au moins 3 mois après la fin du visa et comportant 3 pages vierges, l'attestation Campus France et l'acceptation EEF, un justificatif d'hébergement couvrant les trois premiers mois, la preuve de ressources et une assurance maladie temporaire.

Côté délais, la demande s'effectue au plus tôt 6 mois avant le début du programme et au plus tard 30 jours avant le départ. La procédure Campus France se lance idéalement 10 à 12 semaines à l'avance, car les consulats s'engorgent de juin à septembre. Un cursus diplômant comme le Programme Grande École de SKEMA ou l'un de ses Master of Science (MSc) ouvre droit à ce visa étudiant de long séjour dès lors que la durée dépasse trois mois.

Visa, exemption, titre de séjour : quelles différences ?

Quatre notions reviennent et se confondent souvent. Le tableau ci-dessous les sépare.

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Un titre de séjour n'est pas un visa : il se demande une fois en France, pas au consulat. Une exemption ne dispense pas des conditions d'entrée : un voyageur dispensé doit toujours présenter ses justificatifs à la frontière.

Quels documents pour entrer en France ?

Même sans visa, un étranger peut devoir présenter plusieurs justificatifs à la frontière. La liste varie selon le motif, mais le socle reste constant.

  • Un passeport en cours de validité, et la carte d'identité pour les ressortissants UE / EEE / Suisse.
  • Un justificatif d'hébergement : réservation, ou certificat de scolarité et logement pour un étudiant.
  • Une preuve de ressources adaptée à la durée du séjour.
  • Une assurance médicale couvrant au moins 30 000 € pour un court séjour.

Pour un étudiant, s'ajoutent l'attestation d'inscription et la preuve des 615 € mensuels. Pour une visite familiale, l'attestation d'accueil suffit le plus souvent à couvrir l'hébergement.

Comment faire une demande de visa pour la France ?

La démarche suit quatre étapes, dans l'ordre.

  • Vérifier son besoin de visa sur france-visas.gouv.fr, à partir de sa nationalité, de la durée et du motif.
  • Choisir le bon type de visa : court séjour pour ≤ 90 jours, long séjour au-delà.
  • Réunir les justificatifs et déposer la demande auprès du consulat; les étudiants passent d'abord par « Études en France ».
  • Suivre la décision, puis vérifier la validité et la durée de séjour autorisée du visa délivré.

La cohérence des documents pèse autant que leur présence : des justificatifs financiers incohérents ou un motif mal étayé suffisent à motiver un refus. Anticipez les délais, car ils s'allongent en haute saison.

Qui peut entrer sans visa ?

Quatre catégories échappent au visa, en tout ou partie.

Les citoyens UE / EEE / Suisse n'ont jamais besoin de visa. Les ressortissants des pays tiers dispensés entrent sans visa pour un court séjour touristique de 90 jours. Les Britanniques relèvent d'un régime particulier depuis le Brexit : dispensés de visa pour un court séjour (et soumis à l'ETIAS dès fin 2026), ils doivent en revanche un visa de long séjour type D pour s'installer depuis le 1er janvier 2021 ; ceux qui résidaient légalement en France avant le 31 décembre 2020 relèvent de l'accord de retrait de l'Union européenne. Enfin, certaines dispenses de long séjour existent : titulaires d'une carte de résident longue durée-UE d'un autre État membre, mineurs scolarisés dont les parents résident légalement, conjoints et familles de citoyens UE.

Les règles sont-elles les mêmes dans tous les territoires français ?

Non. Les territoires d'outre-mer n'appartiennent pas à l'espace Schengen, et un visa Schengen ne donne pas accès à l'outre-mer.

Le visa à validité territoriale limitée (VTL) n'autorise l'entrée que dans le ou les territoires qu'il mentionne, et non dans tout l'espace Schengen.

Pour la France métropolitaine et l'espace Schengen, le visa Schengen classique s'applique. Pour l'outre-mer, un visa spécifique portant la mention du territoire est exigé. Les frais de court séjour s'élèvent à 60 € pour la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, La Réunion, Saint-Martin et Saint-Barthélemy (35 € pour les 6-12 ans), et à 9 € pour la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie française, Wallis-et-Futuna, Saint-Pierre-et-Miquelon et Mayotte.

Combien coûte un visa et quelles preuves financières prévoir ?

Le coût dépend du type de visa. Pour mémoire : 90 € pour un visa Schengen de court séjour, 50 € pour un visa étudiant long séjour en procédure EEF (99 € hors EEF), auxquels s'ajoute la validation ANEF de 150 €. Les barèmes des visas visiteur ou travail figurent sur france-visas.gouv.fr.

Les preuves de ressources varient selon le motif : une assurance d'au moins 30 000 € et des moyens de subsistance pour un court séjour, des ressources d'au moins 615 € par mois pour un étudiant. Les consulats attendent une assise financière réelle, pas un dépôt ponctuel et inexpliqué.

Exemples concrets selon votre profil

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Après l'arrivée : du visa au titre de séjour

Le visa n'est qu'une première étape. Plusieurs formalités suivent l'entrée sur le territoire.

Valider son VLS-TS sur l'ANEF dans les 3 mois

Le titulaire d'un VLS-TS dispose de 3 mois après son entrée pour valider son visa en ligne sur le portail de l'administration des étrangers en France. Il renseigne le visa, la date d'arrivée et l'adresse, signe le contrat d'engagement, paie la taxe de 150 € (100 € + 50 € depuis le 1er mai 2026), puis télécharge une attestation qui fait foi de la régularité de son séjour.

Le contrat d'engagement à respecter les principes de la République

Le contrat d'engagement (décret du 17 juillet 2024) est une signature par laquelle l'étranger s'engage à respecter la liberté, l'égalité entre les femmes et les hommes, la dignité, la laïcité et les symboles de la République. Seule la version française fait foi.

Sont exemptés les ressortissants UE / EEE / Suisse, les Monégasques, les bénéficiaires de l'accord de retrait britannique et les ressortissants algériens, soumis à des accords bilatéraux. Un refus de signature rend la demande irrecevable.

Travailler pendant ses études

Un étudiant étranger peut exercer une activité salariée dans la limite de 964 heures par an, sans autorisation préalable de l'employeur. Le temps plein reste possible en période de vacances, tant que le cumul annuel respecte ce plafond.

Renouvellement et carte pluriannuelle

Le renouvellement se demande sur l'ANEF entre 4 et 2 mois avant l'expiration du titre. Le renouvellement coûte 150 € de timbre, majoré de 300 € en cas de dépôt hors délai (barème du 1er mai 2026).

Erreurs fréquentes à éviter

Cinq erreurs reviennent et compromettent l'entrée ou le séjour.

  • Confondre dispense de court séjour et droit de long séjour : un ressortissant américain, canadien ou britannique ne peut pas suivre un cursus de plus de 90 jours sous statut touristique, ni régulariser ensuite en préfecture.
  • Oublier ou retarder la validation ANEF du VLS-TS : passé le délai de 3 mois, le séjour devient irrégulier, avec perte du droit de franchir les frontières Schengen et du droit au travail.
  • Sous-estimer les délais consulaires et Campus France, qui s'engorgent de juin à septembre et font rater des rentrées.
  • Présenter des justificatifs financiers insuffisants : il faut prouver réellement les 615 € mensuels, faute de quoi un dépôt massif et inexpliqué est lu comme un financement de complaisance.
  • Signer un contrat d'engagement traduit, ou ne pas le signer : seul le document en français, signé, est recevable.

FAQ

  • Les ressortissants de l'UE, de l'EEE et de Suisse n'ont jamais besoin de visa. Plusieurs pays tiers en sont dispensés pour un court séjour de 90 jours : États-Unis, Canada, Brésil, Japon, Royaume-Uni, parmi d'autres. La liste évolue ; vérifiez sur france-visas.gouv.fr selon votre nationalité.

  • Si votre pays est dispensé de visa court séjour, vous pouvez rester jusqu'à 90 jours sur toute période de 180 jours dans l'espace Schengen. Au-delà, un visa de long séjour devient obligatoire. Le décompte se fait sur un calendrier glissant, pas par année civile.

  • Le visa Schengen de court séjour permet de circuler dans toute la zone Schengen, France comprise, pour 90 jours maximum. Un visa de long séjour français est délivré par la France pour un séjour prolongé sur son territoire. Le premier sert à voyager, le second à s'installer.

  • Un visa Schengen de court séjour coûte 90 € pour les adultes. Un visa étudiant de long séjour revient à 50 € en procédure « Études en France », ou 99 € hors EEF, plus 150 € de validation ANEF à l'arrivée. Les barèmes des autres motifs figurent sur france-visas.gouv.fr.

  • Le visa s'obtient au consulat avant le départ et autorise l'entrée. Le titre de séjour se demande une fois en France et autorise le séjour prolongé. Le VLS-TS combine les deux la première année : il tient lieu de titre de séjour après validation sur l'ANEF.

  • Non pour les ressortissants UE / EEE / Suisse. Oui pour les ressortissants d'un pays tiers inscrits dans un cursus de plus de trois mois, qu'il s'agisse d'un établissement public ou privé. Le visa étudiant de long séjour (VLS-TS) est alors obligatoire.

  • Oui. Un titulaire de visa étudiant français peut circuler dans l'espace Schengen jusqu'à 90 jours sur 180, avec son passeport et l'attestation de validation de son titre de séjour. Le visa étudiant français ne donne en revanche pas le droit d'étudier dans un autre pays Schengen.

  • Un recours est possible dans les 30 jours suivant la notification, rédigé en français, auprès de la Commission de recours contre les refus de visa (CRRV), à Nantes. Mieux vaut d'abord identifier le motif du refus pour corriger le dossier.

Visa pour la France : la règle selon votre profil

Deux questions tranchent votre besoin de visa : votre nationalité et la durée de votre séjour. Les ressortissants UE / EEE / Suisse en sont dispensés en toutes circonstances. Pour les pays tiers, un court séjour de 90 jours est possible sans visa pour les nationalités dispensées, mais tout séjour de plus de 90 jours impose un visa de long séjour, études comprises. Vérifiez votre cas exact sur france-visas.gouv.fr, et anticipez : le calendrier ETIAS/EES et les barèmes changent d'une rentrée à l'autre. Les futurs étudiants internationaux trouveront les conditions et le calendrier d'admission sur la page pour candidater à SKEMA.

Sources officielles

Les règles exposées ici s'appuient sur france-visas.gouv.fr et son outil « Vérifier votre besoin de visa » pour les frais et les nationalités concernées, sur le règlement (UE) 2018/1806 pour les listes de pays dispensés ou soumis à visa de court séjour, sur service-public.fr pour les conditions de séjour et le seuil de ressources étudiant, sur la procédure « Études en France » de Campus France (campusfrance.org), sur l'ANEF pour la validation du VLS-TS, et sur les portails européens travel-europe.europa.eu et home-affairs.ec.europa.eu pour le calendrier EES et ETIAS. Chaque montant (visa Schengen de 90 €, visa de long séjour de 50 ou 99 €, validation ANEF de 150 €, ETIAS de 20 €, ressources de 615 € par mois) et chaque liste de nationalités évolue au moins une fois par an. Vérifiez la valeur en vigueur au moment de votre démarche avant de vous engager.