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Florian Gardesse (SKEMA 2018) lance Invinee, une solution photo pensée pour les mariages
Diplômé du programme Grande Ecole de SKEMA Business School en 2018, Florian Gardesse a lancé Invinee, une solution made in France qui permet aux futurs mariés de collecter les photos et vidéos de leurs invités grâce à un simple QR code. Après plusieurs expériences entrepreneuriales, un passage chez Google à Dublin et des projets qui n’ont pas tous trouvé leur marché, l’entrepreneur développe aujourd’hui une solution pensée pour simplifier la collecte des souvenirs de mariage.
C’est un fait incontestable. Le parcours de Florian Gardesse, le fondateur d'Invinee porte la marque de l’international. Après un premier semestre sur le campus de Sophia Antipolis, l’alumnus part aux États-Unis, effectue une césure entre Shanghai et Paris, chez PwC, puis poursuit son cursus au Canada, à Sherbrooke, avant de terminer ses études au Brésil, à Belo Horizonte. "J’ai bien profité de l’aspect international de SKEMA. C’était la raison pour laquelle j’avais postulé et choisi cette école. Mon parcours à l’international m’a beaucoup apporté et m’a fait mûrir", explique-t-il.
Premier projet, premier saut dans l’entrepreneuriat
C’est pendant ses études qu’il commence à travailler sur son premier projet entrepreneurial. Odoori, son premier projet, se présente comme un réseau social fondé sur la réalité augmentée, entre Instagram et Pokémon Go. "Le projet ne décolle pas. Je suis alors parti travailler chez Google, à Dublin, pendant un an et demi, tout en continuant à construire des projets en parallèle."
L’échec, mais pas la sortie
Mais l’échec ne ferme pas la porte. Il la rend plus lourde. Florian se lance ensuite en freelance et accompagne plusieurs start-ups sur des missions de business development, avant de développer Invinee. "Le principe de ce nouveau projet est simple : les futurs mariés créent leur galerie en ligne en moins de 2 minutes, puis affichent des QR codes sur les tables ou à l'entrée de la salle de réception. Les invités les scannent et partagent leurs photos et vidéos en quelques secondes, sans application à télécharger ni compte à créer.
Le principe de ce nouveau projet est simple : les futurs mariés créent une galerie en ligne, génèrent un QR code, puis le placent sur les tables ou dans les espaces du mariage. Les invités scannent le code et partagent leurs photos et vidéos en quelques clics, sans application à télécharger ni compte à créer", détaille l’entrepreneur originaire du Sud-Ouest.
« J’ai voulu me concentrer sur une niche pour simplifier le marketing et avoir un produit fort sur une niche forte »,
L’objectif : éviter que les souvenirs du mariage ne se dispersent dans les méandres de dizaines de conversations WhatsApp, Instagram ou d’albums oubliés. La solution a déjà franchi le cap des 500 mariages accompagnés, avec une clientèle située en majorité en France, mais aussi en Suisse, en Belgique et au Canada.
Le mariage, niche mais costaude
Si l’outil peut aussi fonctionner pour des anniversaires, baptêmes ou autres événements, Florian Gardesse a choisi de se concentrer sur le mariage. Un choix stratégique. « J’ai voulu me concentrer sur une niche pour simplifier le marketing et avoir un produit fort sur une niche forte », explique-t-il. Le marché français représente entre 240 000 et 250 000 mariages par an, un volume suffisant pour construire une offre spécialisée avant d’ouvrir, à terme, d’autres verticales.
La collecte de photos de mariage sans friction
Sur ce marché de la photo de mariage déjà occupé par plusieurs acteurs, Invinee mise sur la simplicité de sa collecte photo par QR code et son positionnement français. Pas d’application à télécharger, pas de création de compte, un hébergement des photos et vidéos en France, et une expérience pensée pour limiter la friction côté invités. Pour Florian Gardesse, cette fluidité dans le partage des photos et vidéos de mariage est centrale : « plus le partage est simple, plus les mariés récupèrent de souvenirs. »
Seul aux manettes
Aujourd’hui, l’entrepreneur travaille seul sur le projet. Il développe, teste, arbitre et s’appuie aussi sur l’intelligence artificielle pour prendre des décisions ou accélérer certaines tâches. « Je travaille sept jours sur sept, mais c’est le jeu », explique-t-il. Cette dernière année lui a permis de monter en compétences sur de nombreux aspects, du produit à la stratégie de croissance, indispensables quand on porte seul un projet. Cette dernière année lui a permis d’acquérir de nouvelles compétences, notamment en SEO, un levier clé pour faire connaître Invinee sans dépendre des campagnes publicitaires.
Le virus de l’entrepreneuriat
Pour Florian Gardesse, l’entrepreneuriat relève autant de la création que de l’endurance. « Quand tu montes un premier projet et qu’il échoue, il y a deux solutions : soit tu abandonnes, soit tu es piqué par le virus. Et c’est très dur d’en sortir », confie-t-il. Après plusieurs tentatives, Invinee apparaît comme une nouvelle étape dans un parcours construit par essais, apprentissages et rebonds successifs.