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Frédéric Jonquet (SKEMA 2013), directeur du Sport et du Lab chez France TV Pub : « J’ai trouvé un terrain d’expression unique réunissant sport, médias et marques »
Directeur du Sport et du Lab chez France Télévisions Publicité, qu’il a rejoint en 2015 après une première expérience concluante chez Canal+, Frédéric Jonquet pilote aujourd’hui, avec 25 collaborateurs, des dispositifs médias et des « opérations spéciales » autour des plus grands rendez-vous sportifs diffusés par le groupe public. Diplômé du programme Grande École de SKEMA Business School en 2013 sur le campus de Sophia Antipolis, il revient sur un parcours construit par étapes, entre engagement associatif, césure exploratoire et grandes compétitions internationales.
Vous occupez aujourd’hui un poste de direction chez France Télévisions Publicité. Comment votre parcours a-t-il commencé à SKEMA Business School ?
Lorsque j’intègre SKEMA Business School en 2009, sur le campus de Sophia Antipolis, au sein du programme Grande École, je n’ai pas encore une idée très précise de ce que je veux faire. J’arrive après une classe préparatoire, avec un bagage académique solide, mais peu d’expérience concrète. Très vite, j’ai besoin de compléter ce cadre théorique par quelque chose de plus opérationnel.
Je m’investis alors dans la vie associative en rejoignant le Bureau des sports, dont je deviendrai président. Cette expérience a compté : nous organisions notamment la SKEMA Beach Session, un événement réunissant plusieurs centaines d’étudiants, avec une quarantaine de personnes à coordonner. C’est là que j’ai découvert, de façon très concrète, ce que signifient l’organisation collective, la gestion d’équipe et la responsabilité.
À ce moment-là, aviez-vous déjà identifié le secteur dans lequel vous vouliez évoluer ?
Pas complètement. Le sport occupait déjà une place importante, mais mon projet restait ouvert. J’hésitais encore entre plusieurs univers : le commerce, les ressources humaines, le marketing. J’avais des pistes, sans avoir encore trouvé la forme professionnelle qui me correspondait vraiment.
Vos différents stages ont-ils permis de clarifier les choses ?
Oui, cela m’a permis de tester plusieurs environnements très différents. J’ai d’abord travaillé chez The Walt Disney Company à Orlando, dans un environnement très orienté commerce. Ensuite, j’ai rejoint Michael Page à Paris, puis American Express, où j’ai découvert des problématiques de marketing relationnel et de fidélisation. Chaque expérience m’a apporté quelque chose, mais je n’avais pas encore trouvé un univers dans lequel je me projetais durablement.
Je dirige aujourd’hui un département d’environ 25 collaborateurs.
Le déclic intervient ensuite chez Canal+ ?
En dernière année, j’effectue mon alternance au sein de la régie publicitaire de Canal+, dans le département des opérations spéciales. Je travaille alors sur des compétitions comme la Premier League, le Top 14, la Formule 1 ou le golf, avec des annonceurs comme Rolex. Cette expérience a été déterminante. J’y ai trouvé un terrain d’expression unique réunissant sport, médias et marques.
L’école m’a permis de tester plusieurs voies, de m’engager dans des projets collectifs et de comprendre progressivement ce qui me motivait vraiment.
Comment rejoignez-vous ensuite France Télévisions Publicité ?
À l’issue de mon alternance, Canal+ m’a proposé un premier contrat, que j’ai occupé pendant un an. Puis une opportunité s’est présentée chez France Télévisions Publicité, sur un poste directement dédié au sport. Le périmètre était très clair : piloter la commercialisation de grands événements comme Roland-Garros, le Tour de France, le Tournoi des Six Nations ou encore les Jeux olympiques.
Votre poste actuel vous place aussi dans une logique de management importante. Que recouvre aujourd’hui cette responsabilité ?
Je dirige aujourd’hui un département d’environ 25 collaborateurs. Nous concevons des dispositifs médias et des opérations spéciales sur mesure autour des grands événements diffusés par France Télévisions. Nous travaillons avec les plus grandes marques françaises et internationales : Renault, E.Leclerc, EDF, L’Oréal, Airbnb, Coca-Cola, Rolex, Allianz, …
Ce travail suppose aussi une coordination étroite avec les organisateurs des compétitions : Fédération française de tennis, Fédération française de rugby, Amaury Sport Organisation, mais aussi lors des Jeux Olympiques avec le Comité international olympique. L’objectif est de construire des dispositifs cohérents entre attentes des annonceurs, contraintes éditoriales et spécificités propres à chaque événement.
Paris 2024 a-t-il constitué un moment particulier dans votre parcours ?
Cela a représenté plusieurs années de préparation, avec un travail engagé très en amont auprès des annonceurs. Nous avons construit les offres commerciales près de deux ans avant l’événement, dans une logique très collective. Cela a été un moment fort par son ampleur, par le niveau d’engagement des marques et par les audiences obtenues ensuite. Certaines soirées ont rassemblé plusieurs millions de téléspectateurs, avec des pics très élevés lors des grandes finales, ce qui a confirmé la puissance de ces rendez-vous en télévision.
Avec le recul, qu’est-ce que votre passage à SKEMA Business School vous a apporté ?
Je retiens surtout la possibilité d’explorer. L’école m’a permis de tester plusieurs voies, de m’engager dans des projets collectifs et de comprendre progressivement ce qui me motivait vraiment. Avec le recul, cette diversité a été précieuse : elle m’a appris qu’un parcours ne se construit pas toujours immédiatement, mais qu’il se dessine souvent au fil des expériences.