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Mission Possible : dix étudiants SKEMA appareillent pour une traversée de l’Atlantique Nord à la voile
Les mines étaient réjouies et les regards parfois impressionnés devant les dimensions du navire. Ce mercredi 6 mai, dix étudiants de SKEMA Business School ont largué les amarres à Baltimore pour une traversée de 19 jours de l’Atlantique Nord à bord du Neoliner Origin, accompagnés par Bertrand Groslambert, professeur de finance. Ces étudiants viennent d’achever leur semestre d’échange académique sur le campus américain de SKEMA à Raleigh, en Caroline du Nord. Direction désormais la France et Saint-Nazaire, après près de 4 500 miles nautiques parcourus sur l’océan. Une expérience rare, entre aventure collective, immersion maritime et réflexion sur les mobilités bas carbone.
Le groupe embarqué reflète aussi la diversité des programmes de SKEMA, avec des étudiants issus du BBA, du Programme Grande École ainsi que de plusieurs MSc internationaux, notamment en finance et en business development.
À quai, le Neoliner Origin ne laisse personne indifférent. Présenté comme le plus grand voilier cargo commercial au monde, le navire affiche 136 mètres de long et 3 000 m² de voilure. Une silhouette hors norme, pensée pour réduire l’empreinte carbone du transport maritime grâce à une propulsion principalement vélique. Le projet “Mission POSSIBLE” est né il y a plusieurs mois d’une réflexion autour des mobilités étudiantes internationales et de leur impact environnemental.
De manière très concrète, il s’agit d’interroger la place de l’avion dans les échanges académiques mondiaux et expérimenter d’autres manières de voyager, plus lentes, plus collectives et plus sobres en carbone. "Ce projet s’inscrit dans une démarche exploratoire et vise à comprendre si des alternatives crédibles à l’aviation peuvent émerger pour la mobilité étudiante internationale", explique Bertrand Groslambert, le professeur de finance qui accompagne les étudiants à bord.
Pour cette traversée, dûment préparée pendant de longs mois, les étudiants ont suivi plusieurs ateliers et temps d’échange consacrés à la mobilité durable, à la coopération en équipage, à la gestion des émotions ou encore à la résilience collective. Des activités autour des “motivations et appréhensions”, de la “météo des émotions” ou encore de la coopération à bord avaient également été organisées en amont du départ. Toujours utiles en mer pour faire face à n’importe quelle situation…
Questionner la mobilité étudiante
Bertrand Groslambert résume l’ambition de la Mission : « Peut-on imaginer la mobilité étudiante internationale sans avion ? C’est la question que nous testons à travers une expérience unique. » Car si l’initiative se veut autant pédagogique qu’exploratoire, il s’agit, de manière tout à fait sérieuse, d’observer concrètement « les comportements, les perceptions et les contraintes associées à ce type de voyage », éclaire Bertrand Groslambert.
Une vie à bord réglée au millimètre
Sur le bateau, les étudiants partageront le quotidien des marins du Neoliner, à savoir les repas communs, la vie en collectivité, des temps de réflexion, des défis mais aussi des activités physiques, qu’ils documenteront. Ils auront accès à tous les espaces du bateau, pendant une vingtaine de jours.
Un terrain d’étude digne de la grandeur océanique
Pour Bertrand Groslambert, cette traversée d’un nouveau genre constitue aussi « un temps long vécu collectivement », « une immersion dans les réalités du transport maritime » et « un terrain d’étude en grandeur réelle sur la transition écologique ». Pour rappel, le projet a bénéficié du soutien de plusieurs partenaires engagés, parmi lesquels la Fondation Riché, HEYME et la communauté des alumni de SKEMA.
À leur retour à Saint-Nazaire, plusieurs temps-forts sont déjà prévus, avec notamment une exposition photo, des podcasts et des retours d’expérience autour de cette traversée peu commune.