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Avec Fallen, Vincent Beaudet (SKEMA 2018) veut muscler les outils des coachs sportifs

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Publié le 17 juin 2026

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vincent beaudet

À 32 ans, Vincent Beaudet (SKEMA 2018), diplômé du MSc Corporate Financial Management se consacre pleinement à son métier d’account executive chez Starburst, dans l’univers de la data. En parallèle, sur son temps libre, il prête main forte à son frère pour développer Fallen, une application destinée aux coachs sportifs, nutritionnistes et salles de sport.

Fan de sport et pratiquant de CrossFit, ce diplômé du MSc Corporate Financial Management de SKEMA, sur le campus de Sophia Antipolis, apporte sa casquette commerciale et communication à un projet pensé par son frère, CEO/CTO et développeur depuis plus de 20 ans.

Vous avez d’abord construit une carrière dans la finance avant d’aller vers la tech. Comment ce parcours s’est-il dessiné ?

À la sortie de SKEMA, j’étais orienté finance d’entreprise. J’avais fait plusieurs stages dans cet univers et je devais rejoindre PwC. Finalement, j’ai changé de direction avant de signer. J’ai poursuivi avec une spécialisation en immobilier, puis j’ai rejoint Allianz Real Estate, où j’ai travaillé plusieurs années dans l’asset management.

 

J’accompagne des entreprises européennes sur leurs problématiques de gestion et d’accès à la donnée

 

Au bout d’un moment, j’avais envie d’autre chose : un environnement plus direct, plus rapide, et surtout un modèle où je suis rémunéré en fonction de ce que je génère, comme un entrepreneur. Gérer mes clients, construire mon portefeuille, être responsable de mes résultats. C’est ce qui m’a amené vers la tech et la vente.

Vous travaillez aujourd’hui dans la data et l’IA. Quel est votre rôle ?

Je suis account executive chez Starburst, une start-up américaine en forte croissance, présente en Europe. J’accompagne des entreprises européennes sur leurs problématiques de gestion et d’accès à la donnée. Ce qui me plaît particulièrement, c’est qu’en Europe du Sud, il y a encore beaucoup à construire : je gère mes clients, mais je participe aussi à l’ouverture d’un marché. C’est un environnement très dynamique, avec une culture internationale et entrepreneuriale, exactement ce que je recherchais.

L’idée est de permettre à un coach de piloter son activité sans multiplier les outils. 

 

D’où vient l’idée de Fallen ?

Elle vient du sport, tout naturellement. Je pratique beaucoup, notamment le CrossFit, et mon frère évolue aussi dans cet univers. C’est lui qui a porté le projet dès le départ : en discutant avec des coachs, il a souvent entendu les mêmes remarques, sur des outils trop chers, trop complexes ou mal adaptés. Il a voulu construire quelque chose de simple, centré sur l’usage, et m’a associé pour la partie commerciale, les réseaux sociaux et la vision produit.

Quel besoin cherchez-vous à couvrir avec cette application ?

L’idée est de permettre à un coach de piloter son activité sans multiplier les outils. Fallen centralise la création des programmes, le suivi des clients, les bilans, la nutrition et les retours de progression au sein d’une même solution intuitive. Un coach peut construire ses séances, les assigner à ses clients, suivre leur évolution et récupérer leurs retours dans un espace unique. L’application est aussi utilisée par des salles de sport, des nutritionnistes ou des kinésithérapeutes qui veulent structurer leurs accompagnements.

Vous insistez sur la simplicité. Pourquoi ?

Parce que beaucoup de solutions finissent par s’alourdir à mesure qu’elles ajoutent des fonctionnalités. Mon frère a fait le choix inverse : rester concentré sur l’essentiel. Il passe énormément de temps sur la partie UI/UX, avec une vraie exigence pour proposer l’expérience la plus fluide possible à chaque étape. Pour un coach, le gain de temps compte autant que la qualité de l’accompagnement. C’est d’ailleurs ce qui ressort des premiers retours utilisateurs.

Où en est Fallen aujourd’hui ?

Nous avons lancé officiellement en septembre dernier. Plusieurs centaines d’utilisateurs utilisent déjà Fallen au quotidien, et les premiers revenus récurrents arrivent. Ce qui est encourageant, c’est que des coachs venant des trois ou quatre principales solutions du marché font déjà le choix de nous rejoindre : c’est un signal fort que le produit plaît et répond à un vrai besoin. De mon côté, je contribue au développement commercial et j’accompagne aussi mon frère sur la vision produit et les tests avant déploiement.

L’IA change-t-elle votre façon de travailler sur le projet ?

Pour mon frère, qui développe la plateforme, oui : des outils comme Claude lui font gagner un temps réel sur certaines mises à jour ou des tâches techniques ciblées. Mais cela ne remplace pas le travail de fond : penser le produit, vérifier le code, arbitrer les choix techniques. De mon côté, j’utilise aussi l’IA pour aller plus vite sur la création de contenu ou la préparation de mes actions commerciales.

Comment arrivez-vous à tout gérer : vie entrepreneuriale, vie professionnelle, vie personnelle ?

Honnêtement, c’est surtout une question d’organisation. Je bloque des créneaux sur mon temps libre et le week-end pour avancer sur Fallen de façon structurée. Mais il faut être honnête : le gros du produit, c’est le développement, et c’est entièrement géré par mon frère. Moi, j’interviens là où j’apporte de la valeur : le commercial, la communication, la stratégie go-to-market. On automatise aussi un maximum de tâches répétitives grâce à l’IA. Finalement, ce n’est pas une question de volume d’heures, mais d’organisation.

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