Actualités
Comment devenir analyste financier : parcours, études et débouchés
Devenir analyste financier suppose le plus souvent un diplôme de niveau bac+5, obtenu en cinq ans après le bac dans une école de management, une école d'ingénieurs, un institut d'études politiques ou un master universitaire à spécialisation finance, et préparé par des stages ou une alternance. C'est un métier d'analyse et de décision : l'analyste financier examine les données financières des entreprises et des marchés pour formuler des recommandations d'investissement à destination des gérants, des investisseurs et des dirigeants.
Ce guide détaille le métier, ses environnements d'exercice, les compétences attendues, les études à suivre après le bac, les certifications qui font la différence, le salaire à chaque étape et les débouchés. Il s'adresse aux lycéens qui construisent leur orientation comme aux étudiants déjà engagés dans un premier cycle.
Devenir analyste financier : le parcours en bref
Le chemin type tient en cinq étapes : choisir après le bac une formation à composante quantitative, orientée économie, gestion ou finance ; viser un diplôme de niveau bac+5 ; se spécialiser en finance de marché, en finance d'entreprise ou en gestion d'actifs ; acquérir une première expérience par des stages et de l'alternance ; candidater à un premier poste d'analyste financier junior.
À retenir avant de vous engager :
Le métier exige un niveau bac+5 selon l'Onisep et l'APEC, atteint en cinq ans après le bac. La rémunération se situe entre 33 000 € et 63 000 € brut par an pour 80 % des postes, avec une moyenne de 46 000 € d'après l'APEC. Les compétences décisives sont l'analyse financière, la modélisation, la valorisation et un solide anglais financier, que des certifications comme le CFA ou la certification AMF viennent confirmer.
En quoi consiste le métier d'analyste financier ?
L'analyste financier est le professionnel qui étudie en profondeur les données financières d'une entreprise ou d'un marché pour éclairer des décisions d'investissement. Il collecte l'information, l'analyse à l'aide de modèles, puis formule un avis : acheter, conserver ou vendre un titre.
Son rôle dans la décision financière
L'analyste financier ne se contente pas de produire des chiffres, il les met en perspective. Il évalue la santé financière d'une société, sa rentabilité, sa solidité et ses perspectives de croissance, puis traduit cette lecture en recommandations argumentées. Ses notes de synthèse servent de base de décision aux traders, aux gérants de portefeuille et aux concepteurs de produits financiers.
Pourquoi ce métier recrute
Les marchés et les entreprises produisent un flux continu d'informations financières qui n'ont de valeur qu'une fois analysées. L'analyste financier transforme cette matière en lecture exploitable du risque et de la performance. Cette utilité explique une demande soutenue dans les banques, les sociétés de gestion, les cabinets de conseil et les directions financières.
Les missions d'un analyste financier au quotidien
Les missions s'organisent autour d'un cycle qui va de la collecte d'information à la recommandation.
- Collecter l'information utile : états financiers, rapports annuels, presse économique, données de marché
- Analyser et modéliser : lire les comptes, construire des modèles prévisionnels, valoriser une société par les méthodes d'actualisation des flux ou des multiples
- Surveiller les marchés et les sociétés suivies pour repérer les opportunités et les risques
- Émettre des recommandations d'achat, de conservation ou de vente, et les défendre auprès des équipes
- Produire les reportings et tenir informés les gérants, les investisseurs ou la direction
Où travaille un analyste financier ?
Le métier change de visage selon l'environnement. Comprendre ces différences aide à choisir une spécialisation.
Côté vendeur, en banque d'investissement ou chez les courtiers, l'analyste produit une recherche diffusée aux investisseurs : c'est la finance dite sell-side, centrée sur l'analyse de sociétés cotées et de secteurs. Côté acheteur, en société de gestion ou en fonds, l'analyse sert les décisions d'investissement de la maison elle-même : c'est la finance buy-side, tournée vers la performance d'un portefeuille. En entreprise, au sein d'une direction financière, l'analyste éclaire les arbitrages internes, les projets d'investissement et la valorisation.
À ne pas confondre avec l'analyste financier, l'analyste crédit se concentre sur le risque client : il évalue la capacité d'un emprunteur à rembourser et cherche à limiter les pertes. C'est un métier voisin, souvent accessible par les mêmes formations.
Quelles compétences et qualités pour devenir analyste financier ?
Le métier réclame un socle technique exigeant et des qualités d'analyse et de communication.
Les compétences techniques
L'analyse financière et la comptabilité forment la base : savoir lire un bilan et un compte de résultat, mesurer une rentabilité, apprécier une structure financière. S'y ajoutent la modélisation, le plus souvent sur tableur, et les méthodes de valorisation par actualisation des flux de trésorerie ou par comparables. La maîtrise des outils de données de marché, des statistiques appliquées et de l'anglais financier complète ce socle. La dimension extra-financière prend une place croissante : l'Onisep nomme d'ailleurs ce métier « analyste financier et ESG », signe que les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance s'intègrent désormais à l'analyse.
Les qualités personnelles
La rigueur et l'esprit critique sont indispensables, car une analyse erronée fausse une décision d'investissement. L'analyste financier doit aussi savoir synthétiser un dossier complexe en un avis clair, puis le défendre à l'oral comme à l'écrit. La curiosité économique, la résistance à la pression et un bon niveau d'anglais font la différence sur le marché.
Quel bac choisir pour devenir analyste financier ?
Aucune filière n'est imposée, mais certaines spécialités préparent mieux que d'autres. Au lycée, les mathématiques sont un atout réel pour les méthodes quantitatives du métier, complétées utilement par les sciences économiques et sociales. Le choix du bac n'enferme pas : c'est le niveau final, bac+5, qui détermine l'accès au métier. Un profil littéraire ou scientifique motivé peut rejoindre une formation en finance à condition de consolider ses bases en mathématiques et en économie.
Quelles études pour devenir analyste financier ?
C'est la question centrale. Le métier reste fermé aux profils peu diplômés : il faut viser le bac+5.
-
Selon l'Onisep, le niveau minimum d'accès est le bac+5, atteint en cinq ans après le bac via un diplôme d'école supérieure de commerce, un diplôme d'ingénieur, un diplôme d'institut d'études politiques ou un master à spécialisation finance, que l'on peut compléter par un mastère spécialisé en un an. L'APEC confirme ce niveau bac+5 et cite, parmi les voies d'accès, le master en finance ou en économie, le diplôme d'école de commerce, le diplôme d'ingénieur ou la certification professionnelle de l'AMF. Le passage par un premier cycle bac+3, en licence ou en bachelor, suivi d'une admission en master, est une voie courante : plusieurs masters universitaires en finance recrutent ainsi des titulaires de licence en économie, gestion ou mathématiques appliquées.
-
Plusieurs voies posent les bases. Les licences universitaires en économie-gestion, les bachelors en management et les écoles post-bac ouvrent la porte d'une première spécialisation. Dans une école de management, le Global BBA de SKEMA, enseigné en anglais sur quatre ans, propose des spécialisations en Corporate Finance et en Financial Markets, et figure l'analyste financier parmi ses débouchés. Ce premier cycle est une première marche vers un master spécialisé en finance.
-
À bac+5, le diplôme d'une école de management à dominante finance, un master universitaire spécialisé ou un diplôme d'ingénieur complété par une formation financière mènent au métier. Le Programme Grande École de SKEMA, qui confère le grade de master, propose une dominante « Finance & Quants » et ouvre, en deuxième année, vers les masters of science spécialisés en finance ainsi que vers un parcours en apprentissage. L'offre de Masters of Science en donne le panorama complet.
-
L'université propose des masters de finance exigeants à un coût réduit. L'école d'ingénieurs met l'accent sur la finance quantitative et les mathématiques. L'école de management prépare une double compétence, technique financière et compréhension de l'entreprise, qui correspond au quotidien de l'analyste. SKEMA forme à ces métiers sur ses campus français de Paris, Lille et Sophia Antipolis, comme à l'international, et son programme de finance de marché est classé deuxième mondial au palmarès 2025 des masters en finance du Financial Times.
Quelle spécialisation choisir selon le secteur visé ?
Le choix de la spécialisation oriente la carrière, autour de trois grandes familles.
En finance de marché, visez un cursus tourné vers les marchés, l'investissement et la gestion d'actifs. Le MSc Financial Markets & Investments de SKEMA prépare précisément aux postes d'analyste financier, de gérant et d'asset manager ; il intègre, sur le campus de Raleigh, un parcours de préparation au CFA aligné sur le programme de l'examen.
La finance d'entreprise demande de maîtriser la valorisation, le financement et la décision d'investissement au sein des sociétés. Le MSc Corporate Financial Management forme aux fonctions d'analyste financier, d'analyste crédit et d'analyste risque, avec un taux d'insertion de 100 % à six mois pour la promotion 2023.
La finance durable et la fintech font de l'analyse extra-financière un métier à part entière. Le MSc Sustainable Finance & Fintech prépare à l'analyse ESG et permet d'obtenir la certification EFFAS Certified ESG Analyst, grâce au partenariat avec la Société Française des Analystes Financiers.
Certifications : CFA et certification AMF
Au-delà du diplôme, deux certifications font référence dans la profession.
Quel salaire pour un analyste financier ?
La rémunération progresse vite avec l'expérience, la spécialisation et le secteur.
Selon l'Onisep, un analyste financier débutant gagne à partir de 2 750 € brut par mois, soit environ 33 000 € par an, un montant variable selon le lieu d'exercice et le statut. D'après l'APEC, la rémunération annuelle brute, fixe et variable comprises, se situe entre 33 000 € et 63 000 € pour 80 % des postes, avec une moyenne de 46 000 €. Cette fourchette recouvre toute une trajectoire, du profil junior au profil confirmé, et grimpe ensuite avec l'expérience et l'expertise.
Les banques, les sociétés de gestion et la finance de marché figurent parmi les environnements les mieux rémunérateurs. La part variable, la spécialisation sectorielle, les certifications et la maîtrise de l'anglais tirent les salaires vers le haut, en particulier en Île-de-France.
Débouchés et évolution de carrière
L'analyse financière est présente dans toute la chaîne de l'investissement, ce qui ouvre des perspectives larges.
Les secteurs qui recrutent
Les banques d'investissement et de détail, les sociétés de gestion, les compagnies d'assurance, les cabinets d'audit et de conseil, les directions financières des entreprises et les agences de notation emploient des analystes financiers. Le rôle varie selon la structure : très spécialisé sur un secteur en banque d'investissement, plus transversal en direction financière.
Les évolutions possibles
Après quelques années, un analyste financier peut évoluer vers la gestion de portefeuille, le conseil en investissement, la gestion des risques, la responsabilité d'une équipe d'analyse ou la direction financière. La trajectoire vers la gestion de patrimoine est également ouverte : le mastère spécialisé en gestion de patrimoine financier de SKEMA, accessible en alternance, prépare à ces fonctions de conseil patrimonial. La progression suit autant la maîtrise technique que la capacité à dialoguer avec les décideurs.
FAQ
-
Aucun bac n'est obligatoire, mais les mathématiques et les sciences économiques et sociales préparent bien aux études de finance. Le bac n'est qu'une première étape : c'est le niveau bac+5 qui ouvre l'accès au métier.
-
Oui, l’alternance peut être un atout important, notamment en master ou en école de management. Elle permet de développer des compétences opérationnelles, de se familiariser avec les outils financiers et de valoriser une première expérience auprès des recruteurs.
-
Oui dans la grande majorité des cas. L'Onisep et l'APEC situent le niveau d'accès à bac+5, qu'il s'agisse d'un master universitaire, d'un diplôme d'école de commerce ou d'ingénieur, ou d'un mastère spécialisé en finance.
-
Cinq ans en général pour atteindre le niveau bac+5 requis, selon l'Onisep. Ce parcours peut être complété par un mastère spécialisé d'un an pour affiner une spécialisation en finance.
-
À partir de 2 750 € brut par mois, soit environ 33 000 € par an selon l'Onisep, avec des variations selon le secteur et la localisation. La moyenne du métier atteint 46 000 € d'après l'APEC.
-
Non, le CFA n'est pas obligatoire, mais c'est une certification internationale très valorisée pour les fonctions d'analyse et de gestion. En France, c'est la certification professionnelle de l'AMF qui peut être requise pour exercer certaines fonctions de marché.
-
En banque d'investissement et de détail, en société de gestion, en compagnie d'assurance, en cabinet d'audit et de conseil, en direction financière d'entreprise et en agence de notation.
Pour construire votre parcours vers les métiers de la finance, vous pouvez candidater aux programmes de SKEMA et échanger avec les équipes d'admission sur la voie la mieux adaptée à votre profil.