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PGE : entre Italie du Nord et la Défense, le parcours en expertise comptable et audit de Louis
À 23 ans, Louis Maragnon Mandraquiat, étudiant en M2 du programme Grande École, parcours Expertise comptable et audit (ECA), sur le campus de Lille, a déjà construit un parcours rare par sa densité. De l’audit financier à La Défense à des missions en Italie, entre Milan et une petite ville des rizières du Piémont, il enchaîne les expériences de terrain, de la transformation financière à la supply chain, avant d’entrer dans la dernière phase de ses études.
Il y a ceux qui découvrent le monde de l’entreprise par petites touches. Puis, il y a ceux qui s’y plongent très tôt, au détour de plusieurs stages. À 23 ans, Louis Maragnon Mandraquiat, en M2 programme Grande Ecole, parcours ECA, sur le campus de Lille, a déjà enchaîné l’audit chez EY, la transformation financière chez Kering, la supply chain en Italie (dans le même groupe) et, aujourd’hui, un stage de fin d’études dans les services financiers d’Hermès. Ce parcours dense n’est pas le fruit du hasard.
En ECA, on est en parcours initial. On n’a pas d’alternance. On peut faire des stages à chaque fin d’année et également en césure.
Il est le produit d’un choix clair : intégrer le parcours Expertise comptable et audit (ECA) du Programme Grande École de SKEMA, une formation exigeante pensée pour celles et ceux qui veulent comprendre l’entreprise de l’intérieur, chiffres en main. "En ECA, on est en parcours initial. On n’a pas d’alternance. On peut faire des stages à chaque fin d’année et également en césure, mais ce n’est pas imposé. La vraie particularité, c’est le M2 : on commence normalement en septembre, puis on part en stage de janvier à fin mars, avant de revenir finir l’année", explique Louis.
De l’audit au luxe : un parcours construit par étapes
Louis a bâti son parcours professionnel alors qu’il est encore sur les bancs de SKEMA. Depuis son M1, il enchaîne des expériences dans des environnements variés.
J’étais employé par un cabinet de conseil et je travaillais directement chez Kering sur des sujets de transformation financière
Lors de son année de césure en 2024, il décroche un stage en audit financier chez EY, à La Défense, grâce à la Junior-Entreprise, SKEMA Conseil, où il était impliqué. "C’était mon premier vrai contact avec le monde de l’audit. J’ai découvert le rythme, les exigences, la rigueur attendue."
Désireux d’accompagner les entreprises afin de résoudre des problématiques diverses et variées, il s’oriente ensuite vers le conseil, en rejoignant le cabinet Juliette Sterwen, spécialisé dans la transformation financière. Pendant six mois, il est en mission chez Kering. "J’étais employé par un cabinet de conseil et je travaillais directement chez Kering sur des sujets de transformation financière. Ça m’a permis de voir comment on accompagne une grande entreprise dans des projets financiers assez larges, notamment avec l’intégration de tous les nouveaux outils numériques et d’intelligence artificielle", pose-t-il.
J’étais entre Milan et une petite ville dans les rizières, là où se trouve le plus grand entrepôt de luxe au monde
Cette expérience lui ouvre les portes du groupe Kering, qui a envie de lui donner sa chance dans un nouveau stage. En Italie cette fois. À l’été 2025, il part quatre mois de l’autre côté des Alpes, entre la Lombardie (Milan) et le Piémont (Turin), au sein des équipes supply chain du groupe. "J’étais entre Milan et une petite ville dans les rizières, là où se trouve le plus grand entrepôt de luxe au monde. Je travaillais sur des sujets liés à la supply chain, directement intégré chez Kering."
Comprendre la comptabilité, la consolidation, le droit, le contrôle de gestion, ça permet de comprendre vite les enjeux financiers de l’entreprise.
Cette immersion a contribué à renforcer sa pratique de l’italien, déjà étudié comme deuxième langue vivante à SKEMA, lui permettant ainsi de travailler aussi bien en français qu’en anglais et en italien.
Un stage de M2 au cœur de la finance
Depuis janvier, Louis a quitté Lille. Il est en stage de fin d’études chez Hermès, au sein des services financiers. Il y occupe un poste d’assistant en coordination de projets MOA de gestion financière transverse pour les métiers.
Quand la formation rencontre le terrain
Pour l’étudiant, le parcours ECA joue un rôle central dans sa capacité à s’intégrer vite en entreprise. "Le fait d’avoir fait ECA change la donne. Comprendre la comptabilité, la consolidation, le droit, le contrôle de gestion, ça permet de comprendre vite les enjeux financiers de l’entreprise." L’organisation du M2 renforce encore cet effet. "Le stage de janvier à mars est placé au bon moment. On arrive en entreprise lorsqu’il y a une forte activité. On est tout de suite plongé dans le concret."
Un parcours exigeant, mais structurant
Louis ne cache pas la difficulté du parcours. "C’est exigeant, il y a beaucoup de travail, beaucoup de technicité. Mais c’est ce qui fait sa valeur." Aujourd’hui, Louis se projette dans les métiers de la finance, avec une appétence pour les grands groupes et le secteur du luxe. "Si je pouvais rester là où je suis actuellement, ce serait exceptionnel, autant pour le métier que pour les personnes rencontrées. J’aimerais commencer dans ces environnements, puis évoluer dans des fonctions financières à responsabilité tout en donnant du sens à mon quotidien."
À qui s’adresse le parcours ECA
Pour Louis, le profil est clair. "ECA s’adresse à des étudiants qui aiment les chiffres, l’analyse, le raisonnement, mais aussi le droit et les problématiques d’entreprise. Il faut être prêt à travailler et à être rigoureux."