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Développement économique : pourquoi toutes les entreprises ne jouent pas avec les mêmes règles ?

Campus Belo Horizonte
Faculté et recherche
SKEMA Centre for Sustainability Studies

Publié le 12 mai 2026

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Dans un nouveau policy paper publié par SKEMA Publika, Victor Motta, professeur d’économie à SKEMA Business School sur le campus de Belo Horizonte et membre du centre de recherche SKEMA Centre for Sustainability Studies, analyse les écarts persistants entre petites et grandes entreprises dans les pays en développement. Accès au financement, innovation, recrutement ou exportations : l’étude montre que les conditions de développement restent très inégales selon les entreprises.

Pourquoi certaines entreprises innovent, exportent et recrutent quand d’autres peinent à se développer ? Dans un nouveau policy paper publié par SKEMA Publika, Victor Motta s’intéresse aux fortes disparités qui structurent le secteur privé dans les pays émergents et en développement. À partir des données de la Banque mondiale, l’économiste compare les conditions dans lesquelles évoluent les entreprises selon leur taille, leur secteur d’activité et leur région du monde.

Premier constat : les grandes entreprises disposent généralement d’un meilleur accès au financement, investissent davantage dans la formation, innovent plus facilement et exportent plus. À l’inverse, les petites structures restent plus exposées aux difficultés de financement, au manque de compétences ou encore à la concurrence de l’économie informelle.

Un lien entre présence à l’international et innovation

« Les politiques économiques traitent souvent les entreprises comme un ensemble homogène, alors que leurs contraintes sont très différentes », souligne l’étude.

Le papier montre également que les entreprises les plus présentes à l’international sont aussi celles qui innovent le plus, notamment grâce à un meilleur accès aux technologies et aux compétences. Autre enseignement : les écarts restent importants en matière de formation des salariés. Les grandes entreprises mettent beaucoup plus souvent en place des dispositifs structurés de montée en compétences que les petites structures. L’étude aborde aussi la question du leadership féminin, avec des différences marquées selon les secteurs et les régions du monde.

Face à ces constats, Victor Motta appelle à des politiques publiques plus ciblées : simplification administrative, accès facilité au financement, soutien aux PME, investissement dans les compétences et lutte contre l’économie informelle.

Le policy paper complet est disponible sur SKEMA Publika